Nord-Kivu 15 Jan 2024 au 30 Dec 2026 36 mois 0,00 USD
In progress Partenaires : SAMBURU WOMEN TRUST (SWT), IFAD, IPAF Impact : 3 formations sont organisées pour 33 personnes Leaderships de peuple autochtone sur pratiques agro-écologiques et régénératives améliorées qui facilitent l’intégration d’une diversité de cultures et d’animaux dans les systèmes agricoles, sur stockage des variétés de semences traditionnelles résilien
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Les systèmes alimentaires autochtones sont au cœur de la résilience et jouent un rôle essentiel dans la réponse des communautés tant à la pandémie mondiale qu’à la crise climatique. Ils contribuent au bien-être et à la santé, à la préservation d’une riche biodiversité et à la fourniture d’aliments nutritifs au profit des populations locales. Dans le monde des populations autochtones, la nourriture est sacrée et n’est pas une marchandise. Pour parvenir à la sécurité alimentaire, les populations doivent être en mesure de maîtriser l’ensemble du processus de production alimentaire. Les systèmes de production autochtones sont promus, mis en pratique et adaptés aux effets accélérés des changements climatiques. Cela passera par une gestion intégrée et évolutive des ressources naturelles et de la biodiversité, qui non seulement renforce la sécurité alimentaire, nutritionnelle et la souveraineté alimentaire des communautés autochtones, mais aussi préserve également les écosystèmes locaux et les ressources naturelles dont la dégradation peut menacer la sécurité alimentaire.
Les populations autochtones sont des partenaires essentiels de l’action climatique, reconnues en tant que gardiennes d’écosystèmes fragiles. Le rôle essentiel de la culture et des savoirs des populations autochtones, est de lutter efficacement contre la perte de biodiversité et de favoriser activement le recours à la biodiversité dans le but de s’adapter aux changements climatiques et d’en atténuer ses effets. Dans les actions de lutter contre les changements climatiques, les Parties ont été exhortées à impliquer activement les populations autochtones et locales dans la conception et la mise en œuvre des mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques. Pour véritablement inscrire dans la durée la lutte contre le réchauffement climatique et ses incidences sur les systèmes alimentaires autochtones, il est nécessaire d’adopter une approche globale qui associe la lutte contre le réchauffement climatique à la préservation de la biodiversité, à la réduction des inégalités sociales et à la protection des cultures humaines en voie de disparition.
Les valeurs des populations autochtones, fondées sur des liens étroits avec leur environnement, supposent souvent une approche globale du bien-être qui met l’accent sur l’harmonie avec la nature, l’auto gouvernance des communautés, la garantie des droits sur les terres et les ressources, l’identité culturelle et la dignité. Les populations autochtones sont les gardiennes d’une grande partie de la biodiversité mondiale. Leurs traditions et leurs approches intégrées mettent en évidence le lien profond qui unit les sociétés humaines et les écosystèmes. Les territoires traditionnels autochtones abritent 80% de la biodiversité de la planète et les systèmes alimentaires autochtones jouent souvent un rôle majeur dans la préservation de l’environnement. À l’échelle mondiale, les jeunes autochtones ont des nombreuses identités multidimensionnelles et ne peuvent pas être considérés comme un groupe homogène. Dans différentes cultures, des rites et des pratiques marquent la transition d’une tranche d’âge à l’autre. Par conséquent, les critères utilisés pour identifier les jeunes autochtones doivent tenir compte non seulement de l’âge et du sexe, mais aussi de la manière dont les jeunes sont perçus au sein de leur société, ainsi que de la signification et les fonctions attribuées à cette tranche d’âge. À l’heure où le nombre de variétés et d’espèces animales et végétales qui sont élevées ou cultivées, commercialisées et préservées ne cesse de diminuer, les enseignements tirés des systèmes alimentaires autochtones peuvent nous donner les moyens d’interagir avec la nature et de faire face à la crise climatique d’une manière intégrée et durable. La pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) a accentué les vulnérabilités existantes et les inégalités. Néanmoins, les populations autochtones ont mis en œuvre leurs propres solutions pour faire face à la pandémie. Leur mode de vie, leurs connaissances et pratiques traditionnelles, leurs systèmes alimentaires et leur culture ont été une grande source de résilience face à la COVID-19.
La position particulière des populations autochtones par rapport à l’utilisation durable des terres, des territoires et des ressources est mise en évidence dans leur façon de concevoir le développement économique. Les sociétés autochtones, où les êtres humains ne sont pas considérés comme de simples consommateurs d’énergie ou de produits de première nécessité, ils visent à mettre en place les conditions nécessaires à la concrétisation et au développement du potentiel humain de chaque membre de la communauté, de manière individuelle ou collective.
- Objectif du projet :
- Global : l’amélioration de la conservation et la gestion durable de la biodiversité et la résilience aux changements climatiques assurées
- Spécifiques :
a. Objectifs spécifiques 1 : les systèmes de sensibilisation sur la conservation et la gestion durable de la biodiversité et la résilience aux changements climatiques mise en place.
b. Objectifs spécifiques 2 : L’amélioration des systèmes alimentaires des peuples autochtones favorisant la résilience face à la COVID 19 assurée
c. Objectifs spécifiques 3 : La promotion de la conservation et la gestion durable de la biodiversité par les populations autochtones en vue de l’adaptation et la résilience aux changements climatiques initiée
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